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Dry Phone February, ou comment passer une saint Valentin sans téléphone…

Publié par FF620071 le

Le téléphone portable était un outil de communication.
Il est devenu un outil de travail permanent.
Il ne s’éteint jamais vraiment.
Il vibre.
Il sonne.
Il notifie.
Il interrompt.

Le travail s’invite partout.
Au réveil.
Dans les transports.
À table.
Le soir.
Le week-end.
En vacances.

Le téléphone transforme le temps personnel en temps potentiellement travaillable.
Il efface les frontières.
Il brouille les repères.
Être joignable ne signifie pas être disponible.
Recevoir un message professionnel hors horaires n’est jamais neutre.
Même sans répondre, l’esprit reste mobilisé.
La charge mentale augmente.
La récupération diminue.

Le téléphone crée une présence professionnelle continue.
Sans badge.
Sans pointage.
Sans reconnaissance.

Le droit à la déconnexion n’est pas un luxe.
Ce n’est pas un confort.
C’est un enjeu de santé mentale.
Il protège le repos.
Il limite les sollicitations.
Il prévient l’épuisement.
Il participe à l’équilibre de vie.

Mais un droit sans organisation reste théorique.
Un droit sans règles reste fragile.
Un droit sans régulation collective repose sur l’individu.
La déconnexion ne peut pas être une performance personnelle.
Elle est une responsabilité collective.
Elle interroge l’organisation du travail.
Elle interroge le management.
Elle interroge la culture de l’urgence.
Elle interroge l’usage des outils numériques.

Le téléphone génère des interruptions permanentes.
Il fragmente l’attention.
Il favorise les erreurs.
Il augmente le stress.
Il contribue aux accidents.
Il intensifie le travail.
Il allonge implicitement le temps de travail.
Il empêche la coupure psychique.

Ce n’est pas un problème individuel.
C’est un risque professionnel.

Comme le Dry January interroge notre rapport à l’alcool,
un « Dry Phone » interroge notre rapport au travail.

Couper les notifications.
Limiter les messages hors horaires.
Sanctuariser les temps de repos.
Redonner de la place à la présence réelle.
Ce n’est pas un recul.
C’est une démarche de prévention.

La QVCT ne peut plus ignorer le numérique.
Ni l’hyperconnexion.
Ni la pression des outils.
Ni la porosité des temps de vie.
Travailler sur la QVCT,
c’est travailler sur le droit à la déconnexion.
C’est travailler sur l’organisation.
C’est travailler sur la santé mentale.

Les élus du CSE et les directions ne sont pas seuls.
Les Experts CSE peuvent accompagner.
Pour analyser les usages réels.
Pour objectiver la charge mentale.
Pour intégrer la déconnexion dans la QVCT.
Pour prévenir les risques psychosociaux.

Le téléphone n’est pas qu’un objet.
Il est le reflet de nos modes de travail.
Reprendre la main sur son usage,
c’est préserver la santé mentale.
C’est redonner du sens au travail.
C’est rappeler que l’humain doit rester au centre.

Catégories : Actualités